Le Grand Saut, c’est un projet de mobilité mené par Youth ID avec notre partenaire barcelonais 3inSocial : un groupe de huit jeunes de Barcelone est venu vivre plusieurs semaines à Rennes — colocation, stages pratiques, et un programme d’activités co-construit avec eux, semaine après semaine. Vous pouvez revivre leur aventure sur le compte Instagram du projet : @le.grand.saut.projet.

À la fin du séjour, nous leur avons demandé de raconter leur expérience, sans filtre. Aujourd’hui, c’est Fiorella, 26 ans, qui se livre. L’interview a été réalisée à l’écrit en espagnol ; nous l’avons traduite en français.

Peux-tu te présenter en quelques lignes et expliquer ce qui t’a motivée à candidater à un projet Youth ID ?

Je m’appelle Fiorella, j’ai 26 ans et je vis à Barcelone, en Espagne. Ce qui m’a motivée à m’inscrire à ce projet, c’était de vivre une expérience à l’étranger, de découvrir et d’explorer des métiers différents de ce que j’avais fait jusque-là, et d’apprendre une nouvelle langue. Et puis aussi : gagner en confiance en moi, et me faire de nouveaux amis.

Raconte-nous un moment où tu as ressenti une émotion forte pendant ton voyage.

Mon premier jour de stage ! J’étais très nerveuse à cause de la langue… et finalement tout s’est bien passé : j’ai réussi à comprendre et à trouver ma place. Je me suis sentie à l’aise dès le premier jour — servir les clients, cuisiner (c’était ma première fois dans un restaurant), dresser les assiettes, apprendre auprès de mes collègues.

Comment s’est passée la vie avec les autres jeunes ?

Vraiment bien. Nous formons un groupe très soudé et très communicatif : les journées dans notre appartement étaient agréables et drôles. On avait toujours des choses à découvrir et à apprendre les uns des autres — rire, cuisiner, se soutenir, se raconter nos vies… On a appris à beaucoup se connaître, et je remercie chacun d’eux pour ça.

Un petit bémol quand même : je pense qu’on aurait dû mieux communiquer sur le ménage, se mettre d’accord et s’y tenir. Être plus responsables là-dessus.

Panneau de co-construction avec des post-it d'idées d'activités et de sorties
Karaoké, Saint-Malo, cinéma… le programme du séjour, co-construit à coups de post-it et de gommettes.

Comment s’est passé le trajet ?

En groupe, en avion. Et honnêtement, l’expérience m’a paru un peu courte — j’aurais bien ajouté un ou deux mois de plus, aussi pour mieux me préparer sur la langue.

Raconte-nous un moment qui t’a marquée.

Je dirais que c’est toute cette expérience qui m’a marquée. Le simple fait d’avoir osé me lancer, ça me marquera pour toujours. Mais s’il faut choisir un moment : notre sortie au Mont-Saint-Michel. On en a tous profité, c’était très drôle — et mon copain avait pu m’accompagner, ce qui a rendu ce moment encore plus spécial, parce qu’il a rencontré mes nouveaux amis. Je m’en souviendrai toujours.

Le groupe pose sur le chemin menant au Mont-Saint-Michel sous un grand ciel bleu
La sortie au Mont-Saint-Michel — « je m’en souviendrai toujours ».

Ton meilleur souvenir ? Ton pire souvenir ?

Des meilleurs souvenirs, il y en a plein — tous ces fous rires avec mes colocataires. Des journées entières de rires. Ça, ça me nourrit énormément.

Le pire, c’est quand l’un de nos camarades a traversé un moment difficile. Ça nous a tous touchés, parce que c’est notre ami et qu’on prend soin les uns des autres. Le voir comme ça, et voir tout le monde inquiet… c’était un coup dur.

Et s’il y a une chose à ajouter, si vous me le permettez : choisissez bien les quartiers où nous logeons ! Un quartier un peu sensible rend l’expérience moins confortable — on hésite à sortir tard ou à rentrer seul·e.

Le groupe avec ses valises devant le Café de Rennes le jour du départ
Dernier jour à Rennes, valises bouclées — et déjà plein de souvenirs.

Merci Fiorella pour ta sincérité — les compliments comme les critiques nous aident à faire mieux à chaque projet.

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